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Hector Berlioz

par Janine FILTZ (février 2012)

HECTOR BERLIOZ,

Compositeur et chef d’orchestre

(1803 – 1869)

Louis-Hector Berlioz est né le 11 décembre 1803 à la Côte Sainte André (Isère).

Son père, médecin, a une haute culture intellectuelle ; néanmoins ni lui, ni sa femme ne sont musiciens. Dès six ans, le jeune Berlioz est conduit dans un séminaire.


Deux années plus tard, par suite d’un décret impérial, le séminaire est fermé. Il revient alors chez ses parents où son père lui enseigne l’histoire, la géographie, les mathématiques et le latin. Il récite des passages de Virgile et traduit l’Enéide. Au cours d’une récréation, il trouve dans un tiroir, un petit instrument de musique. Il s’agit d’un flageolet (flûte à bec). Il se met à souffler et à trouver de douces romances qu’il met au point, en allant pendant les vendanges, avec sa sœur cadette, Nanci, et sa maman, chez son grand-père paternel.Il compose des airs très plaisants. Une petite sœur Adèle vient au monde. Elle apporte de la gaieté dans la maison. Louis-Hector poursuit ses études et obtient le baccalauréat en mars 1821. C’est alors que son père le dirige vers la médecine.

Berlioz monte à Paris

Arrivé à Paris en 1821, Berlioz travaille avec ardeur dans son petit appartement du quartier latin. Il se trouve que la Faculté de médecine ferme ses portes pour quelques mois pour des raisons politiques. Il en profite pour étudier les partitions musicales car il est tenté de se rendre à l’Opéra ou au théâtre. Il suit des cours au Conservatoire auprès de Jean-François Lesueur pour connaître les règles de la composition, et d’Antonin Reicha afin de s’orienter vers la technique musicale et la symphonie.

Il est un élève indiscipliné, de caractère intraitable, en révolte continuelle contre ses maîtres, en particulier contre le directeur, le compositeur italien Luigi Cherubini. Ce conflit lui fait finalement détester l’étude de la technique musicale. Néanmoins, à ses heures de loisir, il admire les partitions de Gluck, de Beethoven ou d’autres à la bibliothèque du Conservatoire. Il retient un certain nombre de pièces, admire leur beauté.

Dès 1824, il compose une Messe solennelle.

En 1829, il poursuit une carrière de critique musical attaché au Journal des Débats. Un an après, en 1830, il fonde la Société philarmonique de Paris ; il se contente de la place de bibliothécaire au lieu de celle de conservateur. Il continue à étudier les œuvres de Gluck et de Beethoven.

Berlioz, le romantisme en musique.

Ayant tenté à trois reprises le concours du Prix de Rome, il l’obtient en 1830 avec la cantate La mort de Sardanapale malgré l’hostilité de Cherubini. La même année, il réussit à faire exécuter sa première œuvre importante, la Symphonie fantastique, appréciée pour son expression dramatique et sa couleur orchestrale. Au retour d’Italie où il a passé deux ans à la villa Médicis, il fait exécuter, en 1834, une symphonie, Harold en Italie.

C’est alors qu’il rencontre une jeune pianiste, Camille Mocke, qu’il épouse.

Peu de temps après, il rompt ce mariage. Avec une jeune actrice irlandaise, Harriet Smithson, qui jouait Juliette dans une pièce de Shakespeare, il s’installe à Paris et a un fils Louis. Leur mariage est orageux. Berlioz s’aperçoit qu’elle ne répond pas à ce qu’il en attend.

Il divorce à nouveau et se met en ménage avec une mauvaise actrice espagnole, Maria Reccio. Elle le couvre de ridicule en le forçant à chercher des engagements et à lui faire donner des rôles. Avec son épouse, il décide de parcourir l’Allemagne, l’Autriche, l’Europe centrale et la Russie. Il rencontre notamment Liszt, Brahms, Schumann et Mendelssohn. Il ne se mariera avec Maria Reccio qu’en 1854, à la mort d’Harriet Smithson.



Sur le plan musical, La Damnation de Faust, légende dramatique, exécutée en fin 1846 à Paris, n’est pas comprise du public et de la critique ; néanmoins, certains morceaux sont populaires comme la Marche Hongroise et Le Ballet des Sylphes.


La Damnation de Faust – Timbre (n°785) d’une série de 9 timbres intitulée « Centenaire de la mort du compositeur Hector Berlioz » émise à Monaco en 1969.

En 1867, Berlioz entreprend son dernier voyage à Moscou. La mort lui ayant pris son père, sa mère, Harriet Smithson, Maria Reccio et son fils bien-aimé, il se sent seul. Il attend la mort mais il la redoute. Il succombe d’une néphrite le 8 mars 1869 après une vie empreinte de sarcasmes et d’incompréhension. L’art de Berlioz plait ou déplait violemment non par sa forme mais par son contenu expressif.

Janine Filtz

PRINCIPALES ŒUVRES DE BERLIOZ

Musique vocale

Requiem (1837), Te Deum (1855)

Musique dramatique

Benvenuto Cellini (1838), La Damnation de Faust (1828-1846), L’enfance du Christ (1853),Les Troyens (1855-1858)

Musique symphonique

Symphonie fantastique (1830), Harold en Italie (1834), Roméo et Juliette (1839),Carnaval romain (I844)

Traité musical

Grand traité d’orchestration (1844)

Les timbres français sur Berlioz

Timbres à surcharge (n°331 et 382) des séries « Au profit des chômeurs intellectuels » émises en 1936 et 1938 avec des valeurs faciales et des couleurs différentes. Gravés en taille douce par Achille Ouvré (1872-1951), illustrateur et graveur français ayant gravé une quarantaine de timbres de 1934 à 1950. Pour le portrait de Berlioz, il semble s’inspirer d’une photo de Nadar.

Timbre (n°2281) de la série « Personnages célèbres » émise en 1983. Gravé en taille douce par Pierre Forget (1923-2005), illustrateur et graveur de nombreux timbres pour la France et les états africains.

Bibliographie

Histoire de la musique par Paul Landormy, Librairie classique Paul Mellottée, vers 1930.

Les Grands musiciens par W.L.Landowski, Hachette, 1938.

Petite histoire de la musique et des musiciens par Johannes Belgodere, Nathan, 1948.

Musicompact, Guide de la musique classique, éditions Solar, 1991.

Rencontres musicales, collection Pieter Andriessen, Bruxelles, 1992.

Dictionnaire Larousse du XXème siècle en six volumes, 1932

Dictionnaire Larousse trois volumes en couleurs, 1970

Sites Internet

Articles Berlioz, Achille Ouvré et Pierre Forget sur Wikipédia.

Site www.hberlioz.com.




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